Gramophone Editor's Choice / Février 2026

"J’ai failli commencer cette revue en exprimant ma surprise qu’aucun enregistrement n’ait auparavant réuni les sonates pour violon respectives de Maurice Ravel (1875-1937) et de Mel Bonis (1858-1937), étant donné que Ravel et Bonis se marient si naturellement en tant que compatriotes, contemporains et amoureux de mondes lointains et magiques. Puis, je me suis souvenue qu’il y a à peine cinq ans, très peu d’entre nous connaissaient même Bonis, une élève de César Franck. Mais comme le temps peut changer en un clin d’œil ! Nous voici désormais non seulement dans un monde de plus en plus sensibilisé à Bonis, mais aussi dans un monde où existe cette association hautement accomplie et passionnée de sa sonate avec celle de Ravel.
C'est le premier album solo de Clémence de Forceville, mais elle n’est pas totalement inconnue des pages de Gramophone, ayant été première violoniste du Trio Sōra lors de la sortie de son triple album des trios de Beethoven, très bien accueilli (Naïve, 12/20). Depuis qu’elle a quitté le trio pour se lancer dans une carrière solo, elle a occupé des postes prestigieux de concertmaster au sein d'ensembles tels que l'Orchestre de Chambre de Paris, et se produit désormais avec des artistes comme Renaud Capuçon et Anna Fedorova, tout en recevant des conseils de personnalités telles que Daniel Barenboim. En d'autres termes, nous ne devrions pas être surpris de trouver ici une telle assurance et une grande finesse technique ; il en va de même pour le pianiste Ismaël Margain, lauréat du Concours Long-Thibaud en 2012, qui a été bien critiqué dans ces pages en tant que soliste, enregistreur avec Naïve (5/23).
Tous deux réalisent un travail remarquable sur la sonate de Bonis, une œuvre en quatre mouvements, datant d’environ 1914, pleine de lyrisme envoûtant, de romantisme aux textures luxuriantes et d’harmonies parfois teintées d’orientalisme et riches en chromatisme. De Forceville joue avec un flot chantant d’une pureté argentée, une douceur et une maîtrise parfaite des longues phrases, malgré les lignes de violon parfois capricieuses et disjointes. Margain aussi. Leur interprétation brille à la fois par sa conception globale et par la finesse coloristique et la complicité du jeu.
L’équilibre entre le violon et le piano est également parfaitement maîtrisé, avec une clarté lumineuse et immédiate d’un argenté très attrayant. Peut-être que certains auditeurs trouveront cette luminosité un peu trop intense. C’est un peu le cas pour moi avec le Ravel, mais à peine, et cela s’accompagne d’un plaisir admiratif. De plus, cela fonctionne merveilleusement bien pour leur Tzigane de Ravel en conclusion – une lecture non pas trop rapide, mais pleine de panache, au cours de laquelle j’ai adoré la glissade métallique et brillante des double-cordes et harmoniques de de Forceville. Enfin, en ouverture, il y a l’arrangement en duo de Margain de Phoebé, la pièce mystiquement ondulante et glissante de Bonis, à l’origine pour piano solo, dont la cadence finale discrète et interrompue sert d’introduction parfaite pour entrer dans les premières mesures doucement exploratoires de sa sonate.
Vraiment, chapeau à de Forceville et Margain. D’autres associations Ravel-Bonis suivront peut-être, mais avec ce programme simple et harmonieux qui enrichit le catalogue, ils placent la barre délicieusement haute."
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Gramophone Magazine / Charlotte Gardner
Traduit de l'anglais

"Après l’étonnante prouesse de François Sochard chez Paganini ( NoMad), voilà que l’autre violon solo de l’OCL publie à son tour un disque. Clémence de Forceville s’associe ici avec le pianiste Ismaël Margain. De plus en plus, Mel Bonis gagne la place que cette compositrice aurait dû acquérir. À première vue, Mel Bonis et Ravel n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est l’époque à laquelle ils ont vécu. Mais en réunissant ces deux univers, Clémence de Forceville met au jour leur parenté secrète: puissance mélodique, raffinement, goût pour l’ailleurs et pour les légendes, le feu ardent couvant sous l’expressivité contenue. Le duo embrasse parfaitement l’intensité et la virtuosité de ces pages, nous faisant redécouvrir non pas un, mais deux génies. Le Lento de la «Sonate» de Mel Bonis est un pur ravissement. (MCH)"
24 heures / Matthieu Chenal, Nicolas Poinsot

Disque classique du jour: https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-disque-classique-du-jour/maurice-ravel-mel-bonis-sonates-pour-violon-clemence-de-forceville-ismael-margain-6844825
Emilie Munera / Rodolphe Bruneau-Boulmier

"Maurice Ravel (1875 1937), figure majeure du modernisme raffiné, et Mel Bonis (1858 1937), longtemps restée dans l’ombre malgré une œuvre riche et inspirée, sont au programme de ce CD avec la « Sonate pour violon et piano » en sol majeur et « Tzigane » de Ravel ainsi que la « Sonate pour violon et piano » en fa dièse mineur Op.112 et « Phœbé » Op.30, arrangée pour violon et piano par Ismaël Margain, de la compositrice française. L’alternance des deux univers invite l’auditeur à redécouvrir une histoire de la musique française plus riche et diverse que les manuels ne l’ont longtemps laissé entendre. Les deux interprètes, Clémence de Forceville (née en 1991) et Ismaël Margain (né en 1992), incarnent une nouvelle génération de musiciens français qui allient virtuosité et curiosité. Violoniste formée à Paris auprès d’Olivier Charlier puis en Allemagne auprès d’Antje Weithaas et Mihaela Martin, Clémence de Forceville s’est distinguée très tôt par des prix internationaux et par une carrière internationale en soliste et chambriste. Son jeu incisif et chantant met en valeur la virtuosité ravélienne tout en laissant s’épanouir la ferveur romantique de Bonis. Ismaël Margain, pianiste originaire de Sarlat, s’est révélé au Concours Long Thibaud en 2012 et a été nommé « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique. Formé au Conservatoire de Paris auprès de Nicholas Angelich, Roger Muraro et Michel Dalberto, il poursuit une carrière éclectique entre récitals, concertos et projets discographiques. En donnant à entendre les deux compositeurs évoqués, cet enregistrement souligne la nécessité de réhabiliter des figures oubliées sans les isoler, mais en les inscrivant dans un dialogue vivant avec les grands noms du répertoire. C’est ainsi que la musique retrouve sa dimension de patrimoine partagé, où chaque voix, consacrée ou méconnue, contribue à l’éclat d’un ensemble."
Opus Haute-définition, E-magazine / Jean-Jacques Millo

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Maurice Ravel, Mel Bonis. La violoniste Clémence de Forceville et le pianiste Ismaël Margain tissent à travers le programme de ce disque des liens entre ces deux compositeurs (trice).
Un programme qui s’articule autour de la Sonate en sol Majeur et Tzigane de Ravel et Phoebe (dans un arrangement pour violon et piano d’Ismaël Margain) et la Sonate en fa# mineur de Bonis.
Sans forcément parler d’effet miroir entre les pièces, ce sont, une même époque, une modernité, une lumière légèrement mystérieuse, des audaces aussi bien sur le plan tonal que sur le plan rythmique, un goût pour la narration, une maîtrise stylistique, une personnalité qui traversent tout ce disque.
Les compositions de Mel Bonis ne font pas pâle figure face à celles de Maurice Ravel et méritent totalement d’y être "associées".
Les deux musiciens s’entendent à merveille, investissement totalement et avec cœur ce répertoire. Leur maîtrise des nuances, des phrasés et des dynamiques permet à la musique de se déployer pleinement."
- Froggy's Delight/ Jérôme Gillet

"Dès la première note du Castillo Intérior de Peteris Vasks (né en 1946) une étrange émotion saisit le public et le laisse coi. Cette première note nue, douloureuse, fragile est suivie du dialogue d’une extraordinaire subtilité entre le violon de Clémence de Forceville et le violoncelle d’Edgard Moreau. La beauté de ce qui suit évoque les doubles cordes et les doubles lignes musicales dont les Violes de Gambe sont capables. C’est beau, tendre, mélancolique et fragile. Puis une section agitée sur un ostinato rythmique dit toute la confusion et la violence du monde. Nous comprenons qu’il s’agissait de la naissance de la pensée dans un corps juste né et la connexion à son âme. Puis la violence du monde qui a surgi. Le retour du dialogue entre les deux instruments est plus engagé, plus solide, plus riche harmoniquement. C’est comme si la polyphonie d’un chœur a capella sur la route de Saint Jacques de Compostelle naissait dans une chapelle. A nouveau l’ostinato bruyant et agressif fait son retour, il évolue vers une fin hors des idées d’harmonie et semble s’affaisser hors de la tonalité. Nous pouvons à ce moment-là comprendre qu’il s’agit également de la naissance de la musique occidentale complexe. Le dialogue entre les deux instruments est de plus en plus extraverti et riche, voir puissant. Puis un petit retour de la partie rythmique, très courte et qui s’apaise d’elle-même. La cantilène des deux instruments se fait plus riche encore, chaque instrument allant vers sa tessiture ultime. Le rythme revient tel un vol d’hirondelles au travers d’un vitrail. Le chant éperdu des deux instruments à cordes est d’une éloquence incroyable avec une émotion complexe comme si la plénitude de la personnalité était enfin atteinte, comme la richesse de la musique elle-même. Un long silence étreint le public qui fait un triomphe aux musiciens. Le violon de Clémence de Forceville part du silence pour aller vers des notes suraiguës d’une plénitude rare. Les regards avec son partenaire sont explicites, d’une communion rare dans la recherche du poids exact du son. Edgard Moreau est d’une délicatesse incroyable lui aussi et son violoncelle a une douceur insoupçonnable. La toute fin lui permet d’atteindre enfin les notes graves les plus belles qui soient. Quelle chef d’œuvre rare et demandant tant de partage et de concentration tant aux deux musiciens qu’au public. Le début de ce concert est absolument sidérant d’intelligence et de beauté."
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L'Orchestre de Chambre de Lausanne nomme un nouveau premier violon solo

"La violoniste française Clémence De Forceville a été nommée premier violon solo de l'Orchestre de Chambre de Lausanne (OCL) en Suisse, à l'issue d'une période d'essai réussie. Elle prendra ses fonctions en mars 2024.
Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur et de grands moments au sein de notre orchestre", a déclaré l'OCL dans un communiqué.
Mme de Forceville a étudié au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris avec Olivier Charlier, où elle enseigne depuis 2021 en tant qu'assistante de Philippe Graffin, et a poursuivi ses études en Allemagne avec Antje Weithaas et Mihaela Martin.
En tant que soliste, elle s'est produite avec des orchestres tels que l'Orchestre philharmonique de Baden-Baden, l'Orchestre philharmonique du Portugal, l'Orchestre de la Nouvelle Europe, l'Orchestre philharmonique de Südwestphalie et l'Orchestre de chambre de Catalogne.
En tant que musicienne d'ensemble, De Forceville s'est produite avec l'Orchestre de chambre de Paris, l'Orchestre national de Lille, l'Orchestre philharmonique de Berlin, l'Ensemble Pierre Boulez, ainsi qu'avec le Quatuor à cordes Hieronymus et le Trio Sōra.
Elle joue sur un violon de 1777 de Lorenzo Storioni, prêté par la Fondation Boubo-Music.
Je suis très heureuse d'être nommée premier violon solo de l'Orchestre Chambre Lausanne", a déclaré Mme De Forceville dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Un grand merci à tous mes collègues pour leur soutien et leur confiance, c'est une grande joie et un honneur de rejoindre un groupe de musiciens aussi merveilleux."
-The Strad News
Traduit de l'anglais
Création de "Partita et Saeta" de Juan Arroyo

« Partita et Saeta de Juan Arroyo (…) L’ensemble, très virtuose, superbement interprété par Clémence de Forceville, balaye dans une progression parfaitement architecturée toute la tessiture du violon, revisitant notamment en harmoniques - hommage aux Capricci de Sciarrino? - le bariolage alla Vivaldi. »
-Diapasonmag.fr

Dernière œuvre inscrite au programme de ce concert : la Symphonie N°4 op.60 de Beethoven. Une Symphonie contemporaine du Concerto pour violon opus 61, datant de la même période (1806). Dans cette Symphonie N°4, Beethoven déploie une sérénité radieuse peu commune chez ce compositeur s’exprimant parfois avec rudesse, tant dans le domaine symphonique que chambriste.
On ne peut que cautionner la conception de François-Frédéric Guy déployée aussi bien dans Mozart que dans le Concerto N°1 d’Aurélien Dumont. Quant à la Symphonie N°4 de Beethoven, dirigée du violon par la violoniste Clémence de Forceville, elle nous indique assez clairement que son interprétation nerveuse, prenante, électrisante, se situe sans conteste dans la lignée d’un Nikolaus Harnoncourt.
François-Frédéric Guy et Clémence de Forceville forcent l’admiration, emmenant tous deux l’Orchestre de chambre de Paris vers de fabuleux sommets.
-ON-mag.fr /Michel Jakubowicz
BNN: Mendelssohn's violin concerto

"La soliste de la soirée, la jeune violoniste française Clémence de Forceville, maîtrise toute la gamme des différentes formes d'expression requises par le concerto pour violon de Mendelssohn, elle peut se baigner dans des sons brillants, elle peut montrer sa virtuosité de manière vive et fougueuse, mais elle fascine encore plus le public lorsqu'elle murmure des passages lyriques avec douceur et précision. Ses sons angéliques et flottants étaient assez beaux à faire fondre. En contraste brutal, le mouvement final tempéré était vif, pétillant et palpitant. Le violoniste a remercié les applaudissements enthousiastes avec la Sarabande de la Sonate pour violon seul en ré mineur de Johann Sebastian Bach, qui était à nouveau un mouvement lent joué avec beaucoup de sensibilité."
- BNN/ Karl-Heinz Fischer
Traduit de l'allemand
"Auch die Solistin des Abends, die Junge Französische Geigerin Clémence de Forceville beherrscht zwar die ganze Bandbreiter unterschiedlicher Ausdrucksformen, wie sie das Violin Konzert von Mendelssohn erfordert, sie kann in fulminanten Klängen baden, kann quirlig und voller Temperament ihre Spieltechnische Virtuosität zur Geltung bringen, noch mehr aber fasziniert sie das Publikum, wenn sie lyrische Passagen leise und mit Präzision dahinhaucht. Ihre engelhardt schwebenden Klänge waren zum Dahinschmelzen schön. In hartem Kontrast dazu kam der Temperamentvolle Schlusssatz spritzig, prickelnd und mitreißend. Für den begeisterten Beifall bedankte sich die Geigerin mit der Sarabande aus der Sonate für Violine Solo D-moll von Johann Sebastian Bach, bezeichnenderweise auch wieder ein höchst sensibel gespielter langsamer Satz."
- BNN/ Karl-Heinz Fischer
Interview La Lettre du Musicien
« Le travail de l’orchestre de chambre est organique »
Clémence de Forceville vient de remporter de concours de violon solo de l’Orchestre de chambre de Paris. Elle revient, pour La Lettre du Musicien, sur son départ du trio Sora et son envie de se diversifier.
En mai dernier, vous avez quitté le Trio Sōra, dont vous faisiez partie depuis 2019. Pourquoi avez-vous pris cette décision ?
Le trio a été une expérience extraordinaire. Nous avons enregistré un triple album, effectué des recherches extrêmement poussées, notamment autour de Beethoven, etc. Mais cela me demandait un engagement total, 80 à 100 % de mon temps. Avant d’intégrer le trio, je faisais des concerts en soliste, du quatuor à cordes, du violon solo... Là, c’était exclusif. Or, j’ai senti que j’avais besoin de variété, que, du point de vue artistique, cela ne me satisfaisait plus. C’est important en musique de chambre que tout le monde regarde dans la même direction et ce n’était plus le cas. Et je me réjouis que mes deux anciennes partenaires aient trouvé Amanda Favier.
Vous intégrerez l’Orchestre de chambre de Paris en janvier 2022. Pourquoi avez-vous visé ce poste ?
Le métier de violon solo m’attire en ce qu’il propose une très grande variété en termes de répertoire. Par ailleurs, Lars Vogt, est quelqu’un que j’admire énormément, tout comme l’Orchestre de chambre de Paris. Travailler avec eux sera sans aucun doute très enrichissant. Et, contrairement au trio, il ne s’agit pas d’un travail à temps plein. Même si ce poste me demandera beaucoup d’investissement, il me laissera la possibilité d’aller me nourrir ailleurs. D’autre part, dans un orchestre de chambre, le violoniste a une position de leadership. Parfois, il est amené à « jouer/diriger » : il occupe le rôle du chef d’orchestre mais dans une sphère plus intimiste. Finalement, cela se rapproche beaucoup de la musique de chambre : c’est très organique, il y a une écoute totale entre les musiciens. Pour cela, mes expériences antérieures, qu’il s’agisse du trio ou du quatuor à cordes, me seront très bénéfiques.
Vos expériences, depuis mai, vous ont permis de préparer votre retour à l’orchestre…
J’ai quitté le trio au moment où lieux culturels ont commencé à ouvrir. A cette période, il y avait une espèce d’effervescence. En partant, j’ai eu peur de me trouver au chômage mais en réalité, j’ai vite retrouvé la vie que j’avais avant. J’ai joué en tant que violon solo au sein de l’Orchestre des Pays de Savoie, dans des festivals mais aussi en soliste avec l’orchestre de Baden-Baden notamment. C’était une énorme bouffée d’air après les années de musique de chambre. Cela m’a donné beaucoup de liberté et m’a permis de jouer dans des cadres qui correspondent à ce que l’on nous demande en concours : je me suis réhabituée à la puissance de l’orchestre. En effet, avec le trio, nous n'avons pas tout un ensemble derrière les oreilles. C’est une forme plus intime qui ne demande pas la même projection.
https://lalettredumusicien.fr/article/-le-travail-de-lorchestre-de-chambre-est-organique-7213
Badisches Tagblatt: Mendelssohn's violin concerto

« L'engagement de la jeune et prometteuse violoniste française Clémence de Forceville s'avère être un autre atout de la soirée : le Concerto en mi mineur de Felix Mendelssohn, avec ses trois mouvements qui se fondent l'un dans l'autre, exige de la technique et une finition tonale, mais aussi de l'expressivité et une variabilité des couleurs de timbre. En plus de ses talents de soliste, la violoniste a une grande expérience en tant que musicienne de chambre, ce qui profite de manière audible à sa vision du concerto en mi mineur. Aussi radieux que son violon de Lorenzo Storioni de 1777 puisse remplir la salle, ici l'accent n'est pas seulement mis sur la puissance. L'élégance de son jeu caractérise l'interprétation, et la précision non affectée même dans les petites valeurs de notes, la chaleur de son timbre qui fait ressortir l'éclat du concerto, que Clémence de Forceville réalise avec beaucoup de verve mais toujours avec une élégance ludique, capte l'essence de la composition. Ici, l'orchestre philharmonique, et ses solistes aux sons magnifiques, est invité par Förster à fournir un accompagnement concentré avec un sens de la variation du tempo. En bis, la violoniste joue un mouvement d'une sonate pour violon solo de Johann Sebastian Bach: concentré dans l'expression, intériorisé, presque détaché du monde."
- Thomas Weiss/ Badisches Tagblatt
Traduit de l'allemand
"Die Verpflichtung der jungen, aufstrebenden französischen Geigerin Clémence de Forceville erweist sich als ein weiteres Pluspunkt des Abends: Felix Mendelssohn e-moll Konzert mit seinem drei ineinander übergehenden Sätzen erfordert Technik und klanglichen Feinschliff, aber auch Ausdruckskraft und Variabilität der Klangfarben. Die Geigerin verfügt neben ihrer solistischen Klasse über viel Erfahrung als Kammermusikerin, was ihrer Sicht auf das e-moll Konzert hörbar zugute kommt. So strahlend ihre Violine von Lorenzo Storioni von 1777 den Saal auch füllen mag, hier wird nicht nur auf Wucht gesetzt. Die Eleganz ihre Spiels prägt die Interpretation, die unaufgeregte Präzision auch in kleinen Notenwerten, die Wärme ihrer Tongebung, das Strahlende des Konzerts, das Forceville mit viel Elan aber stets spielerischer Eleganz verwirklicht, trifft das Wesen des Komposition. Wobei die Philharmonie mit ihren klang-schönen Hochbläser Solistinnen von Förster zur konzentrierten Begleitung mit Sinn für Tempo Variationen angehalten wird. Als Kontrast spielt die Geigerin einen zugegebenen Satz aus einer Solosonate von Johann Sebastian Bach, Konzentriert im Ausdruck, verinnerlicht, fast weltabgewandt"
- Thomas Weiss/ Badisches Tagblatt